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Semaine 20.24 (no. 480) | Daphne Corregan, Mood | Le Fil Rouge et UH5, Roubaix

Trois axes rhizomatiques structurés par l’idée du contenant sans contenu caractérisent le travail de Daphne Corregan : les images de pots (pichets, bols, cylindres…) ; les figures anthropomorphiques (têtes, mains, pieds, crânes…) ; et une multitude d’objets hétéroclites (nuages, architectures, maisons, élastiques, anneaux…). Les séries qu’elle crée sont souvent insufflées par des anecdotes, des sentiments ou des événements. Ainsi, son travail n’est pas uniquement un travail formel, il puise dans l’imaginaire et constitue un véritable alphabet de formes, de textures, d’éléments graphiques, enrichis au fil du cheminement de l’artiste. Son goût et sa curiosité pour les outils, les voyages, l’ethnologie, la lecture et les diverses pratiques artistiques élargissent son vocabulaire plastique. De l’éternel débat entre abstraction et figuration, Daphne Corregan s’est émancipée : elle laisse libre cours à la liberté du moment et au coup par coup, qui lui servent de moteur, et donnent une plus grande amplitude aux formes et à leurs expressions. André Debono, peintre, 2021

Semaine n°480, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Michel Le Gentil, Stéphanie Le Follic-Hadida
Parution vendredi 17.05.2024
Édition papier, 16 pages, 6 €

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Christian Robert-Tissot | 24.05 – 15.06.2024

Christian Robert-Tissot vit et travaille à Genève. Il connaît bien l’histoire de la peinture suisse (Max Bill, Rémy Zaugg, Olivier Mosset, John Armleder), il a sûrement aussi regardé des artistes américains comme Christopher Wool, Ed Ruscha et Lawrence Weiner. Christian Robert-Tissot est un peintre dont les œuvres peuvent prendre, au gré des situations, l’allure de néons, d’éditions imprimées, de murs peints dans l’espace public, d’affiches dans la gare de Vienne, etc. Le langage est son motif favori. 

En regard de l’exposition Christian Robert-Tissot à la galerie Cyrille Putman, Arles.

vernissage
jeudi 23 mai, 18 h 30

horaires variables et sur rdv 
16 h 19 h

La Table d’Immédiats
67, rue du Quatre-Septembre
13200 Arles, France

Semaine 19.24 (no. 479) | Oniric Landscapes | Fondation Bullukian, Lyon

À travers le regard de quatre artistes, l’exposition Oniric Landscapes présentée à la Fondation Bullukian en 2022, était une invitation à parcourir des paysages rêvés, fantasmés, aux contours et contenus insaisissables et parfois obsédants. Puisées au plus profond de l’intime et librement inspirées de l’imaginaire, les œuvres attestent des multiples chemins qu’empruntent les artistes pour confronter des paysages naturels à nos mondes intérieurs. L’évasion commence avec Frédéric Khodja, dont les territoires symboliques et poétiques bousculent nos repères et notre perception de l’espace et nous transportent vers des milieux indéfinis et atemporels : visions vaporeuses et sensibles de paysages lointains qui semblent pourtant si familiers. Vanessa Fanuele évoque quant à elle une nature sauvage, luxuriante, parfois menaçante, à l’écosystème ondoyant et fragile. Teintés de féérie, les grands panoramas naturels de l’artiste, d’où surgissent quelques silhouettes mystérieuses, nous offrent l’expérience d’une errance contemplative. Le voyage continue avec Christian Lhopital, qui opère un basculement entre monde réel et intangible et nous invite à l’introspection à travers un ensemble d’œuvres au caractère vertigineux. Les paysages se métamorphosent en projections mentales, qui surgissent tels des mirages pour imprégner l’espace d’exposition. Enfin, Charlotte Denamur se joue de nos insomnies et clôture ce parcours avec des œuvres sur textile qui puisent directement dans l’univers du rêve. Chimères, hallucinations, ou illusions de l’esprit ? On déambule parmi des images lumineuses aux reflets évanescents, dans l’ambiguïté du moment.
Fanny Robin, directrice artistique et commissaire des expositions de la Fondation Bullukian

Semaine n°479, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Marie Gayet
Parution vendredi 10.05.2024
Édition papier, 17 x 24 cm, 32 pages, 10 €

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Semaine 18.24 (no. 478) | Elodie Seguin, Shaped Colors | La BF15 espace d’art contemporain, Lyon

Lors de son exposition à La BF15, Élodie Seguin révèle un nuancier bien à elle, élaboré méticuleusement durant sa résidence à La Casa de Velázquez à Madrid. Il s’agit de Transparence sans transparence, où les teintes font illusion à travers une minutieuse marqueterie. Ce que nous donne à voir l’artiste, c’est une atmosphère, celle d’un rayon de soleil qui embrasse l’espace, traversant le mur à l’oblique d’une lumière vibrante. Cet instant T perdure ici dans une partition de lignes colorées, non sans évoquer en miroir les lueurs qui reflètent sur la Saône voisine. Tout aussi musical apparait le jeu des Contraintes sous la verrière. Une série de thermoformages composés de vides et de pleins selon les formes et couleurs qui s’y nichent. L’ensemble s’intègre à l’espace comme s’il avait été fait sur mesure, révélant ses volumes comme ses cachettes, en creux. Élodie orchestre subtilement l’espace et la lumière. Tout en nuances, elle nous immerge dans une gamme perceptive qui nous rend plus attentifs au monde présent. 
Perrine Lacroix, directrice de La BF15

Semaine n°478, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Perrine Lacroix, Elodie Seguin
Parution vendredi 3.05.2024
Édition papier, 17 x 24 cm, 16 pages, 6 €

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Semaine 17.24 (no. 477) | Hugues Reip, Aura | La chapelle-espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains

Inscrite dans le cadre de la programmation 2023-2024 dont le thème générique est L’éclectisme & l’hybride, l’exposition que consacre la chapelle de la Visitation à Hugues Reip est l’occasion de découvrir la démarche d’un artiste qui en appelle aux formes et aux protocoles les plus inattendus. Son art relève d’une esthétique qui remet en question la nature et le statut de l’œuvre d’art dans cette liberté acquise au cours du xxe siècle avec l’avènement des avant-gardes et qui caractérise plus particulièrement la post-modernité. À l’œuvre, Hugues Reip est sensible à révéler un monde autre, souvent fabuleux, qui interroge notre regard et participe à augmenter notre propre imaginaire.

Semaine n°477, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Philippe Piguet
Parution vendredi 26.04.2024
Édition papier, 16 pages, 6 €

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Florence Grundeler | 25.04 – 12.05.2024

Cette Table présente une variation d’œuvres de Florence Grundeler pensée en regard de son ouvrage monographique intitulé Entre qui vient de paraître chez Immédiats | Analogues. L’encre, la toile et le fil s’assemblent et se composent, en fragments, en amas, ou parfois sur châssis. 

Également disponibles sur la Table le livre Entre et les 25 exemplaires de l’édition limitée.

vernissage
jeudi 25 avril, 18 h 30

ouvert tous les jours 
16 h 19 h

avec l’artiste
les 25, 26, 27 et 28 avril, le 1er mai, et les 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 mai.

La Table d’Immédiats
67, rue du Quatre-Septembre
13200 Arles, France

Florence Grundeler, Entre

Descriptif 

: 20 x 26 cm, 112 pages, broché.
Auteurs : Elora Weil-Engerer, Marie-Hélène Lafon.
fr/eng
Parution avril 2024.
Isbn : 978-2-35864-096-1.
Prix public : 33€.

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Florence Grundeler est une artiste plasticienne née en 1968. Sinophone et habitée par la culture chinoise, elle a également nourri son apprentissage lors de séjours au Brésil et en Argentine. Dans des installations, gravures et surtout des toiles traversées de fils et d’encre, cette adepte de la matière fait vivre l’espace et le vide pour mieux cerner les fulgurances et les lignes qui en émergent. Formée au paysage plutôt qu’à l’image artistique, elle revendique le besoin de ce minimum de virginité dans la façon de travailler. En appelant significativement son atelier “l’Entre”, l’artiste confirme son désir de fouiller les marges, les intervalles, laissant advenir quelques possibles, dans la liberté, l’instinct ou les maladresses qui emmènent autre part. Elora Weil-Engerer

Ce volume réunit les textes d’Elora Weil-Engerer (prix de la critique d’art 2023 Aica) et Marie-Hélène Lafon (prix Renaudot 2020). Florence Grundeler vit à Arles.

Semaine 15.24 (no. 476) | Florence Reymond, Le turfu me fout la neuneu | L’Assaut de la menuiserie, Saint-Étienne

L’ensemble de peintures de Florence Reymond, présenté pour l’exposition Le turfu me fout la neuneu, trouve son inspiration initiale dans le roman Les Furtifs d’Alain Damasio. L’auteur analyse les dérives technologiques de notre présent par le prisme d’une dystopie. Dans les traces de Michel Foucault, il imagine une France en l’an 2050 qui établit un contrôle social par une collecte massive de données. L’auteur pousse ces dérives à leur paroxysme et chaque instant de la vie devient une donnée commercialisable. Au-delà du sujet de société, qu’est-ce qui fascine tant la peintre chez l’écrivain ? Tous deux ont un attrait pour l’iconoclasme, cherchent par leur inventivité à se soustraire aux conventions de représentation, qu’elles soient des traditions littéraire ou picturale.

Semaine n°476, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Vincent Gobber
Parution vendredi 12.04.2024
Édition papier, 16 pages, 6 €

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Semaine 10.24 (no. 475) | Caroline Bouissou, Échos, partition et territoire. Le son du Truc | Maison forte de Hautetour, Saint-Gervais-les-Bains

Invitée à la Maison forte de Hautetour à Saint-Gervais à l’automne 2023 et l’hiver 2024 pour une résidence de recherche et de création, Caroline Bouissou y a développé une cartographie sonore du paysage autour du mont Truc. À partir de sons captés (beaucoup d’eau, des oiseaux, des voitures, des pas, des voix, des machines, etc.), de bâtons de marche confectionnés, Caroline invite les visiteurs de l’exposition à venir compléter eux aussi cette cartographie sonore réalisée lors de sa résidence en janvier avec un groupe de volontaires. L’exposition Échos, partition et territoire propose ainsi de voir le paysage du Truc comme une partition avec laquelle chacun est invité à jouer, et créer un va-et-vient entre la salle d’exposition dans laquelle la partition est audible, et le paysage extérieur dans lequel on peut la voir représentée.

Semaine n°475, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Jérôme Joy
Parution vendredi 08.03.2024
Édition papier, 16 pages, 6 €

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Christine Millerin | 14 – 23.03.2024

Ces broderies ont traversé ce livre, inspirées de ma rencontre avec le peintre voyageur. En ce territoire d’accueil partagé, mes mains remplies de fils se mirent à dessiner des volutes célestes, des feuillages ondulant sous le mistral, des nuages arabesques venus de Méditerranée, la pluie dense et verticale sur ma maison… la vie ici. Christine Millerin

Les ouvrages de Christine Millerin, Mythologie intime et Traversée, présentés à l’occasion de cette Table, sont parus aux éditions la fabrique sensible, Arles.

vernissage
jeudi 14 mars, 18 h 30

ouvert tous les jours sauf le dimanche 
16 h 19 h

avec l’artiste
jeudi 14, vendredi 15 et samedi 16 mars

La Table d’Immédiats
67, rue du Quatre-Septembre
13200 Arles, France

Arles se livre | samedi 24.02.2024

Immédiats participe au festival Arles se livre et présente sur sa Table l’ensemble de sa section livres avec les ouvrages d’Analogues. Les publications d’Analogues, maison d’édition pour l’art contemporain, sont conçues les unes indépendamment des autres pour répondre aux besoins des artistes, des auteurs, des lieux et des lecteurs. L’enjeu de chaque titre est de s’impliquer dans l’existence publique sans se détacher de l’empirisme de l’œuvre, de trouver un juste équilibre entre ce qui est donné et ce qui est reçu. Les artistes, les œuvres et les auteurs s’y croisent dans leur singularité. Les initiatives et les compétences des acteurs de l’art et de l’édition s’y rencontrent pour répondre à l’ampleur, à la force et à l’ambition d’un travail artistique.

Samedi 24 février, 12 h – 18 h

La Table d’Immédiats
67, rue du Quatre-Septembre
13200 Arles, France

Semaine 02.24 (no. 474) | Alexandre Leger, Un halo d’étrangeté | La chapelle-espace d’art contemporain | Thonon-les-Bains

Inscrite dans le cadre de la programmation 2023-2024 dont le thème générique est «L’éclectisme & l’hybride», l’exposition que consacre la chapelle de la Visitation à Alexandre Leger est l’occasion de découvrir le travail d’un artiste dont la démarche conjugue l’étrange, sinon le bizarre, à tous les temps et à tous les modes. Fondamentalement dessinateur, mais aussi sculpteur au sens de fabricant d’objets, il développe une œuvre hors des sentiers battus qui mêle culture populaire et culture savante à un ressenti sensible dans un tourbillon de formes inquiétantes et réjouies.

Semaine n°474, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Text. : Philippe Piguet
Parution vendredi 12.01.2024
Édition papier, 16 pages, 6 €

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