Auteur : Philippe Berling, Michel Enrici.
Descriptif
: 22 x 26 cm, 240 pages, broché.
Langues : français-anglais.
Parution octobre 2015.
Isbn : 978-2-35864-082-4.
Prix public : 36€.
Que vit le photographe Armengaud au sein du monument ?
S’il avait su, il y a trente ans, que sa chambre photographique allait hanter les antichambres après l’ouverture des portes monumentales des institutions, bastions cédant tour à tour à sa demande excessive, aurait-il fait le premier pas ? Les forteresses l’une après l’autre sont tombées, l’Opéra de Paris, La Villa Médicis, la Cité du Vatican, le Château de Prague, la Casa de Velázquez, les Arènes de Madrid, le Palais de l’Élysée, l’Assemblée nationale, le Mont Saint-Michel et tant d’autres, le Rugby Club Toulonnais glorieux, en contrepoint, sans compter les méandres insolites dans les confins de l’inventaire et de l’archive, dans les plus lourdes et parfois disgracieuses incarnations de la démocratie. [Michel Enrici, extrait]
Les projets de Max Armengaud sont titanesques comme sont monumentaux les lieux qu’il choisit. Nombreux seront les individus qui habitent ces lieux et poseront devant l’objectif du photographe : entre le sujet, l’espace et l’artiste, une véritable rencontre a lieu, toujours précédée d’une longue approche. Pour que la petite chambre noire du photographe entre dans la grande chambre convoitée, le lieu même du travail des hommes et des femmes, l’attente et la négociation dans l’antichambre peuvent être très longues, mais la patience de Max Armengaud l’est encore plus. Respectueux de chacun, convenant avec ses modèles du lieu de la prise de vue, il produit des séries où les individus donnent une image du groupe tandis que les espaces donnent une image du monument. Mais chaque image laisse affleurer la personnalité profonde, la singularité de chacun. Entre intimité et corps social, art et archives documentaires, artiste et société, par équilibre, une réconciliation advient. Armengaud pose ainsi délibérément au fil de son oeuvre un acte politique, celui de l’heureuse rencontre de l’art et de la vie. [Philippe Berling, extrait]
Publié avec le concours du Théâtre Liberté, Toulon, du Château d’eau, Toulouse, de la Maison de la photographie, Toulon, et a bénéficié du soutien du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Conseil général des Bouches-du-Rhône.
Auteur : Christiane Geoffroy.
Descriptif
: 14,5 x 19,5 cm, 104 pages, broché.
Langue : français.
Graphisme : Jérôme Saint-Loubert Bié.
Parution octobre 2015.
Isbn : 978-2-35864-080-0.
Prix public : 24€.
Christiane Geoffroy a été lauréate de la résidence de création L’Atelier des ailleurs 2 qui a pour but de raconter autrement les Terres australes et antarctiques françaises, des territoires méconnus principalement dédiés à la recherche française. Christiane Geoffroy raconte les découvertes, rencontres, expériences et moments vécus dans ces territoires entre le 6 décembre 2013 et le 6 avril 2014. À travers le récit de son séjour, elle nous dévoile ses étonnements, ses incompréhensions et son émerveillement face à une double nature, géographique et humaine. L’exposition de Christiane Geoffroy, On dirait que j’étais… l’archipel des Kerguelen sera présentée au Frac Réunion du 28 août au 30 octobre 2015, à Piton Saint-Leu.
Publié avec le concours du Fonds régional d’art contemporain Réunion.
Caroline Bosc et Jean-Sébastien Tacher, L’École de la nouvelle lune, Esox Lucius
Pour se rendre à l’exposition initiée par l’association Esox Lucius, il faut en premier lieu trouver le village de Varennes-sous-Dun, puis le corps de ferme couvert de vigne vierge et bordé d’hortensias. Là, vous distinguez des sons étranges. Dans la pénombre de la grange,
des lumières de fête foraine vous font de l’oeil. Les ampoules clignotent autour d’une gigantesque gueule ouverte ; celle d’un tigre en plâtre. Il rappelle la bouche qui ornait la façade de la taverne du boulevard de Clichy au début du xxe siècle, L’enfer. Elle marque la distinction entre deux mondes… « Don’t be a pussy » est-il inscrit en lettres gothiques sur les deux ventaux de la porte, entre les dents du fauve. Si on a fait plus engageant comme invitation, ce n’est pas non plus le sphinx de Thèbes. Ne soyez pas craintif alors, enjambez les dents de la bête, poussez les battants de l’entrée.
Semaine n°392, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Sophie Lapalu
Parution vendredi 11.09.2015
Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVIII, janvier-avril 2016, 18€
Pascal Pinaud, Sur la route
Frac Bretagne, Rennes
Sur la route, une exposition à caractère rétrospectif, met en jeu quatre-vingt pièces et plus d’une centaine de dessins. Elle cherche à rendre sensible la dynamique créatrice d’une œuvre qui se déploie depuis vingt-cinq ans. Pascal Pinaud (1964, Toulouse) cultive un champ élargi de la peinture. Il l’étend à la sculpture, à la photographie et à l’installation en passant par le recours à une grande variété de matériaux et de savoir-faire empruntés à la sphère domestique, artisanale ou industrielle. En articulant les activités d’un quotidien des plus communs à une pensée de la peinture des plus élaborées, il ouvre des horizons multiples et productifs.
Semaine n°391, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Dominique Abensour, entretien avec Pascal Pinaud
Parution vendredi 31.07.2015
Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€
exposition du 14.05 au 23.08.2015
Frac Bretagne, Rennes
Jocelyn Robert, Interférences
Musée nomade 3, Musée des Beaux-Arts de Nantes
Muséum d’histoire naturelle, Maison régionale de l’Architecture des Pays de la Loire,
Passage Sainte-Croix, Temple du Goût.
Le musée des Beaux-Arts de Nantes s’associant à la saison québecoise Oupalaï a invité, sur une suggestion de Line Ouellet, directrice du musée national des Beaux-Arts du Québec, Jocelyn Robert (artiste et directeur de l’école des arts visuels de l’université Laval à Québec) à imaginer Musée nomade 3 à partir des collections de Nantes. Vidéaste, musicien, performer, Jocelyn Robert, « homme orchestre », a conçu son intervention, non comme un commissariat d’exposition, mais plutôt comme la création d’un dispositif composé à partir de ses propres œuvres et des différentes collections (Muséum, musée des Beaux-Arts du Québec, musée des Beaux-Arts de Nantes). Prenant pour fil rouge le thème de l’interférence, Jocelyn Robert réalise quatre installations faisant écho aux différents lieux où il installe des œuvres : le corps au Passage Sainte-Croix, le regard au Temple du Goût, l’espace à la maison régionale de l’Architecture et le statut de l’œuvre au Muséum. Dans chacune des installations, les œuvres prennent des sens nouveaux, démultipliant ainsi les interprétations, invitant le visiteur à de nouvelles expériences. En le mettant au cœur de son travail, Jocelyn Robert invite celui qui regarde à ne pas prendre l’histoire de l’art et des formes comme seules références pour la lecture des œuvres, mais à participer et à vivre ses propositions. Blandine Chavanne
Semaine n°390, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Blandine Chavanne, Alice Fleury
Parution vendredi 24.07.2015
Édition papier, 32 pages, 6 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€
Céleste Boursier-Mougenot, i0
Église Saint-Honorat des Alyscamps, Arles.
L’association Asphodèle organise, chaque année, des expositions in situ, hors du lieu qu’elle occupe habituellement. Ainsi, en juillet 2013, on pouvait voir dans l’église Saint-Honorat des Alyscamps, à Arles, une œuvre lumineuse de l’artiste Ann Veronica Janssens. Au cours de l’été 2015, pendant le mois de juillet, c’est une œuvre de Céleste Boursier-Mougenot qui est installée dans ce même lieu, mais à la lumière succède une œuvre sonore créée par l’artiste, certes « sans parole ni musique ». Cette œuvre transmet en direct le rendu acoustique d’une onde en provenance de l’univers, autrement dit, ici et maintenant, une mise en musique du temps et de l’espace. Cette œuvre intitulée i0 est une création originale et inédite pour Asphodèle. Dans la galerie Espace pour l’art est présentée persistances (2014). Un euphonium présenté au milieu de la pièce sécrète une mousse en mouvement, évoluant au rythme des bruits et du silence environnant.
Semaine n°389, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteurs : Cécile Viguier, Frédérique Aït-Touati
Parution vendredi 17.07.2015
Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€