Anne Laure Sacriste,
Une vision première essayée dans la fleur
Galerie de l’Etrave, Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains
Emprunté au titre d’une œuvre d’Odilon Redon – Il y eut peut-être une vision première essayée dans la fleur, une lithographie du recueil Les Origines (1883) –, celui de l’exposition d’Anne Laure Sacriste l’a été pour plusieurs raisons. Son art est requis par le dessin et, au cœur de cette pratique, par le trait et par le noir. L’emploi majeur de cette couleur fait écho à ce qu’en dit son aîné : « Le noir est la couleur la plus essentielle », ajoutant qu’il est « l’agent de l’esprit bien plus que de la belle couleur de la palette ou du prisme ». Si la posture de Redon s’inscrivait à contre-courant de ses contemporains, toutes tendances artistiques confondues, le choix de Sacriste opère quant à lui en dissidence d’une époque friande d’images rapides, faciles et flatteuses.
Première de la saison 2016-2017, l’exposition que consacre la ville de Thonon-les-Bains à Anne Laure Sacriste à la Galerie de l’Etrave inaugure un nouveau cycle articulé autour d’une réflexion sur « le dessin dans tous ses états ». Pour ce qu’il trouve son origine dans celui de dessein et quels que soient les matériaux employés, le dessin est à la source de toute intention d’œuvre. Longtemps tenu en marge, il s’est imposé depuis plusieurs années comme un mode d’expression à part entière. Au fil de l’année, l’idée est donc de mettre en valeur ce qu’il en est de la pratique du dessin dans le champ des arts plastiques au-delà d’une définition restreinte du mot.
Semaine n°407, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Philippe Piguet
Parution vendredi 14.10.2016
Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique à paraître, 1,99 € CommanDER
Également disponible dans Semaine volume XX, septembre-décembre 2016 (à paraître en décembre 2016), 18€.
Auteur : Benoît Viguier et collectif.
Descriptif
: 16 x 21 cm, 144 pages, broché.
Langues : français, anglais.
Parution juillet 2018.
Isbn : 978-2-35864-111-1.
Prix public : 17€.
Ce deuxième tome de la collection Tombeau s’attache à faire dialoguer l’œuvre de Claude Lévêque avec des écrivains emblématiques de notre modernité (Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Jean Giono, Marcel Proust, Paul Valéry…), des auteurs contemporains (Don de Lillo, Pierre Michon, Giorgio Agamben, Gilles Deleuze…) et des classiques (Shakespeare, Dante, Aristote, …). avec des écrivains emblématiques de notre modernité (Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Jean Giono, Marcel Proust, Paul Valéry…), des auteurs contemporains (Don de Lillo, Pierre Michon, Giorgio Agamben, Gilles Deleuze…) et des classiques (Shakespeare, Dante, Aristote…). L’essentiel de l’œuvre de Claude Lévêque consiste en installations qui articulent objets, sons et lumières et s’emparent puissamment des lieux et des spectateurs.
Déjà paru dans la même collection :
Autour des œuvres de Céleste Boursier-Mougenot
La collection Tombeau bénéficie du soutien de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Ubiquité
Reconnaissance des formes
Laboratoire Prospectives de l’image,
École nationale supérieure de la photographie
Dans le cadre d’Octobre numérique 2016, sur une proposition de Jean-Louis Boissier, le laboratoire Prospectives de l’image de l’École nationale supérieure de la photographie lance l’opération « Ubiquité ». Le laboratoire, dédié à la recherche sur les nouvelles pratiques de l’image dans leurs dimensions numériques, développe à cette occasion, et grâce au designer Matthieu Cherubini, une application de reconnaissance de formes destinée aux smartphones. Ainsi, la caméra du téléphone augmentée de cette application est guidée par la recherche de signes spécifiques qui dépendent du scénario adopté par chaque artiste : des codes de lisibilité du végétal pour Jean-Louis Boissier, des périmètres de villes en conflit pour Caroline Bernard, des archétypes formels pour Fanny Terno, ou encore des figures géométriques collectées dans l’espace urbain pour Barnabé Moinard. D’autres pistes se dessinent lors de différents workshops. La présente publication retrace l’ensemble du processus de recherche depuis l’ubiquité jusqu’à la diversité des expérimentations artistiques menées.
11.10.2016 : Conférence de Jean-Louis Boissier, « Ubiquité des immobiles », auditorium de l’ENSP, Arles, 18h.
13.10 – 10.11.2016 : Jean-Louis Boissier, Crassula ubiquiste, galerie Espace pour l’art, Arles.
13.10 – 29.10.2016 : Exposition de l’ensemble de l’opération « Ubiquité », galerie Arena, ENSP, 16 rue des Arènes, 13200 Arles.
Semaine n°406, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Collectif
Parution vendredi 07.10.2016
Édition papier, 24 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique à paraître, 1,99 € CommanDER
Également disponible dans Semaine volume XX, septembre-décembre 2016 (à paraître en décembre 2016), 18€.
Auteurs : collectif.
Descriptif
: 20,4 x 24 cm, 336 pages, broché.
Langue : français-anglais.
Parution septembre 2016.
Isbn : 978-2-35864-093-0.
Prix public : 32€.
Un parage désigne initialement une aire maritime qui borde une côte. Une aire où l’on fraie jusqu’à l’accostage. La voie, privée de balises, reste à ouvrir, incertaine. Le parage est illisible, il demeure en suspens du geste cartographique. Ses abords s’expérimentent, le rivage est possible. Cependant, dans son acception courante, le parage se tient à portée de main. Les parages composent un cercle de proximité, ils existent là, tout autour de soi, de proches horizons.

Entre monographie et livre d’artiste, Parages déploie en sept chapitres la pratique de vidéaste et de plasticien de Guillaume Robert. Sept chapitres, sept formes qui maintiennent vivace le mouvement d’oscillation entre la proximité et la distance, instillant l’étrangeté dans la proximité, familiarisant le lointain. Chaque chapitre s’approprie une aire, accoste un contexte, aborde l’autre, ouvre un processus spécifique d’exploration. Ces processus prennent la forme de scénarios en acte et en mouvement, des scénarios ouverts au pilotage à vue, à la saisie de l’occasion. Ce n’est alors pas tant les médiums qui définissent une singularité de la pratique de Guillaume Robert que ce rapport spécifique, quasi narratif, au processus de production. Il en résulte des expériences réflexives, poétiques et parfois purement sensitives, constituant des territoires à la croisée des champs (littérature, cinéma, science, géopolitique, histoire de l’art…). Pour quatre chapitres, il fait appel à des artistes qui œuvrent à proximité de ses parages. Louise Hervé & Chloé Maillet, Rémy Héritier, Marcelline Delbecq et Jean-Xavier Renaud contribuent, depuis leur propre pratique, à éclairer un des projets ici exposés. Ces invitations sont pour Guillaume Robert une façon de comprendre la place de son travail dans le champ de la création contemporaine. Une façon également de redoubler sa méthodologie qui inaugure des espaces de coopération. Garagiste, géophysicien, danseuse, forgeron, éclairagiste, musicien, peintre, frère, actrice, apiculteur, performeur, berger sont autant de figures, de rencontres, de savoir-faire qui suscitent les aires qu’il modèle et sillonne.
Coédition galerie Françoise Besson avec le concours du Centre national des arts plastiques, Région Limousin, Centre Régional du Livre Limousin – Association de Coopération pour le Livre, association Mamie Küsters, Centre d’art contemporain MAGP, Centre international de l’art et du paysage de l’île de Vassivière, Maison Salvan, Centre de la photographie d’Île-de-France.
Dans le cadre de la participation de Lieu-Commun, Artist Run Space à Drawing Room 016.
Auteurs : Manuel Pomar, Antonia Birnbaum.
Descriptif
: 17 x 24 cm, 184 pages, relié.
Langue : français-anglais.
Parution septembre 2016.
Isbn : 978-2-35864-099-2.
Prix public : 28€.

Depuis Sète, Jean Denant s’adresse au monde. Il considère le contexte de son travail à l’échelle géopolitique. C’est en reliant le quotidien le plus trivial aux soubresauts de l’Histoire qu’il parvient à atteindre cette dimension universelle. Ses pièces sont tautologiques, la forme, le matériau, le geste et le contexte construisent un propos ouvert où la critique est toujours présente. S’il fabrique des objets qui ont capacité à circuler, il attache autant d’attention à leur mise en espace. Ses expositions ont toujours une dimension d’immersion. Il y orchestre peintures et sculptures pour y plonger entièrement le regardeur. L’échelle de ces œuvres répond à cette volonté mais évoque aussi intimement le rapport de l’artiste à son propre travail. Jean Denant est attaché à sa pratique d’atelier et y construit ses œuvres à son échelle. Il manifeste toujours une économie de geste et de matériau. Extraire de la matière du Placoplatre et du bois pour agencer du mobilier, graver le bois à bancher pour dessiner des forêts, agglomérer des débris pour construire des pots, à chaque geste un matériau. Cette simplicité formelle contraste avec la complexité du propos. Travail d’échelle, de l’humain au monde, de la ville à l’individu, du géologique à la mémoire, de l’intime à l’universel, Jean Denant exprime les forces du monde et leurs contradictions. [Manuel Pomar, extrait de la préface]
Avec le concours d’iKone, Genève, de la galerie Anne de Villepoix, Paris, du Site archéologique Lattara – Musée Henri-Prades, Montpellier Méditerranée Métropole, du Fonds régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon, Montpellier, du Lieu-Commun, Artist Run Space, Toulouse, de la Ville de Sète et de Thau Agglo.