Galeries Nomades 2012
Mathilde Barrio Nuevo,
Rémi Dal Negro,
Thierry Liegeois,
Johan Parent
Afin d’élargir son terrain d’expérimentation, l’Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes, déplace sons activité de création avec les expositions Galeries Nomades sur l’ensemble du territoire rhônalpin. Ce dispositif permet à de jeunes artistes diplômés des quatre écoles supérieures d’art de la région, de bénéficier d’une première exposition personnelle dans les conditions professionnelles de diffusion de l’art contemporain. Tous les deux ans, l’Institut d’art contemporain organise, en collaboration avec l’Adera (réseau des écoles supérieures d’art de Rhône-Alpes) et en coproduction avec des structures partenaires, quatre expositions qui donnent lieu à la réalisation d’œuvres nouvelles ainsi qu’à une publication. Outil de création unique en France, Galeries Nomades constitue un laboratoire mobile permettant de rendre compte de l’actualité et de la vivacité de l’art contemporain en Rhône-Alpes. Pour cette édition 2012, Moly-Sabata, résidence d’artistes Fondation Albert Gleizes, a accueilli dans ses ateliers Mathilde Barrio Nuevo et Thierry Liegeois.
Supplément Semaine Volume X, galerie nomades 2012.
Auteurs : Nicolas Fourgeaud, Franck Balland, Léo Guy-Denarcy, Jean-Marie Gallais
Parution en janvier 2013
17 x 24 cm, 64 pages, 12 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine vol. X, janvier 2013, 18€
Mathilde Barrio Nuevo, Les analyses ne donnent rien, Le VOG, Fontaine / Institut d’Art contemporain, Villeurbanne
Mathilde Barrio Nuevo a d’abord concentré ses recherches sur les mécanismes de construction de la fiction. Elle conçoit alors des formes en volume, des installations, des photographies, qui font l’objet d’un important travail de mise en scène, créant un univers proche de décors de films. Son travail récent marque un déplacement de ses centres d’intérêt vers une recherche visant à épurer les objets et leur présentation. Au VOG, l’artiste reconstitue un faux laboratoire : elle déploie une fouille fictive, selon une véracité scientifique, avec trois installations qui disséminent des indices et construisent une fiction commune.
Thierry Liegeois, Dystopia, Angle art contemporain, Saint-Paul-Trois-Châteaux / Institut d’Art contemporain, Villeurbanne
Le travail de Thierry Liegeois, composé de sculptures, installations, vidéos et dispositifs sonores et visuels, puise ses références dans différents domaines de création, de culture populaire et de contre-culture. Métaphores d’un climat social, ces œuvres créent une ambiance particulière, vaguement menaçante, et proposent une immersion dans des espaces étranges, souvent habités d’une présence animale. À Angle, il conçoit des œuvres caractérisées par la puissance évocatrice du son et par l’expression d’une certaine violence, présente dans les procédés de sculptures ou à travers les images et allégories.
Rémi Dal Negro, Scopie pulsée, Greenhouse, Saint-Étienne / Institut d’Art contemporain, Villeurbanne
Avec ses installations sonores et visuelles, ses vidéo-projections et ses dessins, Rémi Dal Negro traque l’imperceptible et procède à l’enregistrement de phénomènes insaisissables tels que les flux, l’air, pour lesquels il crée et explore des outils de captation. Ses expérimentations se font par la récupération, par des moyens volontiers dérisoires, selon une notion de bricolage toujours plus perfectionnée. Pour Greenhouse, il présente des pièces nomades et poétiques, mettant en œuvre des processus spécifiques de captation, ainsi qu’une nouvelle série de dessins, dans une idée performative des limites.
Johan Parent, Asphalt, La Serre, Saint-Étienne / Institut d’Art contemporain, Villeurbanne
Johan Parent développe une pratique multiforme qui met en évidence le changement de statut des objets dans notre société. Il les envisage à travers une déconstruction de leur fonctionnalité et de leur dépendance à la présence humaine, devenant parfois des machines absurdes, contre-productives. Jouant sur la saturation ou le brouillage de nos environnements, il crée des dispositifs autarciques qui traduisent des symptômes d’époque (l’anxiété, la défaillance…). À La Serre, il présente des installations visuelles et sonores caractérisées par le mouvement (miroirs motorisés, ventilateurs industriels…) et la présence d’éléments urbains.
Catégorie:
Tags:
