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Semaine 22.16

Très Traits, Silvia Bächli, Isabelle Cornaro, Adrian Ghenie, Andreas Gursky, Eugène Leroy, Roy Lichtenstein, Christopher Wool
Fondation Vincent van Gogh Arles

Le point de départ de l’exposition Très Traits est la photographie d’Andreas
Gursky Untitled XI (Van Gogh). Ce close up sur un tableau de Vincent van Gogh, La
Moisson, met l’accent sur le fait que Van Gogh a utilisé des coups de pinceau très
empâtés, en trois dimensions, très travaillés. Cette œuvre nous engage dans une lecture rapprochée de l’art contemporain, particulièrement de la peinture, considérée au-delà du genre, pour la voir comme une somme de traces vivantes, vibrantes. Celles-ci nous renvoient à une sphère d’une expérience subjective et collective. Cette exposition était aussi l’occasion d’établir des points communs entre la pratique d’artistes très différents telle celle d’Eugène Leroy, dont l’œuvre riche et fragile reste largement méconnue du public français, et celle de Christopher Wool et d’Isabelle Cornaro, et l’occasion d’interroger, au fond, la peinture à la base d’un point de départ, non pas d’histoire de l’art, mais d’une notion presque anthropologique d’expérience de ce qu’est un trait. [Bice Curiger]

À l’invitation de Semaine, l’entretien publié dans ce numéro a été réalisé le 17 mai 2016
à la Fondation Vincent van Gogh Arles à l’issue de l’exposition Très Traits. Il retranscrit une conversation entre Bice Curiger, directrice artistique de la Fondation Vincent van Gogh Arles et commissaire de l’exposition, Julia Marchand, assistante curatrice, Sophie Viguier, responsable pédagogique, Marion Ley et Sara Guti, médiatrices.

Semaine n°402, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteurs : Bice Curiger, Julia Marchand, Sophie Viguier, Marion Ley et Sara Guti.
Parution vendredi 27.05.2016

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XIX, mai-août 2016, 18€ commander

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Semaine 16/17/18.2016

SAM
Peter Kim, Myung-­Ok Han, Oan Kim
Art-cade, Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine, Marseille

Commissariat : Michel Enrici

Myung-Ok Han, Peter Kim et Oan Kim sont à eux trois une présence qui résume et commente des convergences et des distinctions entre, d’une part, une origine culturelle et d’autre part la logique de l’art contemporain et ses avatars mondialisés.
Cette exposition se réalise dans le cadre de la célébration du centenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Corée et la France, et à mon sens le thème de la rencontre, même inopinée, doit s’incarner dans un tel projet. Il s’illustre ainsi sous nos yeux en soulignant, à travers les travaux des artistes, la sidération respective qui a dû être surmontée par les deux cultures pour voyager diplomatiquement de conserve. 1916-2016 est une période de l’histoire qui laisse pantois tant le chaos s’est développé sous le voile de la recherche de la paix : deux guerres mondiales ont germé en Occident et un cadeau empoisonné a été laissé à la Corée en ouvrant le premier conflit de la guerre froide. Une partition du pays, un no man’s land de 8 kilomètres sur le 38e parallèle, qui aujourd’hui encore est un ordre aventureux et provisoire, censé décrire un équilibre.

Semaine n°399, 400, 401, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Michel Enrici
Parution vendredi 06.05.2016

Édition papier, 52 pages, 12 € COMMANDER
Édition numérique, 5,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XIX, mai-août 2016, 18€ commander

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Semaine 14.16

Denis Pondruel, résonance, Galerie de l’Étrave,Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains

Troisième de la saison 2015-2016 sur la thématique « Des mondes à part », l’exposition de Denis Pondruel à la Galerie de l’Etrave, à Thonon-les-Bains, est l’occasion d’aller à la rencontre du travail d’un artiste présent sur la scène artistique depuis les années 1980. Générique de l’idée d’abri ou de retrait, les sortes de constructions qu’il imagine s’offrent à voir sous la forme de dispositifs visant à réfléchir sur les relations que nous entretenons avec le monde extérieur. Casemates de béton, habitacles évidés, panneaux dressés dans l’espace…, les œuvres de Denis Pondruel qui jouent de mots ou
de fragments de phrases liminaires, éclairés par la lumière du dedans ou du dehors, constituent comme de petits théâtres fantomatiques de nos intérieurs. Aux allures de chambres à part, l’artiste en parle volontiers comme les « palais de la pensée ».

Semaine n°398, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Philippe Piguet
Parution vendredi 08.04.2016

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XIX, mai-août 2016, 18€ commander

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Semaine 11.16

Robert Suermondt, galerie quatre, Arles

Xavier Noiret-Thomé : Cet ensemble que tu présentes à Arles est un peu la suite de tes architectures, de tes espaces, et de tes collages aussi.
Robert Suermondt : Le motif des chambres est venu de feuilles cartonnées desquelles j’avais extrait une série de collages. C’était des collages issus d’images de quotidiens pour la plupart en noir et blanc qui ont composé la publication Entreface. Pour reproduire ces collages, il a fallu les extraire de ces fonds différemment colorés. À l’époque, j’avais tenté pas mal de supports. Je me suis retrouvé avec une pile d’une centaine de feuilles trouées aux différents formats de ces coupures de presse. En les brassant comme on fait pour des cartes, je me suis aperçu qu’à chaque fois la succession de ces trouées offrait l’image d’une configuration architecturale unique, comme des chambres se succédant les unes après les autres.
Xavier Noiret-Thomé : Oui, des espaces, des mises en abyme d’espaces très abstraits.
Xavier Noiret-Thomé : Abstraits, ou basiques, mais qui fonctionnent très efficacement
comme illusion et en même temps comme déclaration du leurre de cette illusion.

Ce numéro de Semaine accompagne l’exposition Robert Suermondt, Le cas des figures, galerie quatre, Arles, jusqu’au 30 avril 2016.

Semaine n°397, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Xavier Noiret-Thomé, entretien avec Robert Suermondt
Parution vendredi 18.03.2016

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XIX, mai-août 2016, 18€ commander

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Semaine 03.16

Grégory Jégado, Du balcon, galerie quatre, Arles

Emmanuel Ropers : Quand on articule philosophie et peinture on retombe sur cette question du subjectile qu’Artaud avait soulevée, qui serait l’idée d’une sorte de peinture qui préexiste presque à la matière.

Grégory Jégado : Si tu considères que le fait de créer des images c’est une médiation, tu peux considérer qu’en fait ce que tu transmets c’est une information qui est disponible dans un autre espace et cette information-là, tu la conduis. Donc, la fonction des images ce serait une fonction de représentation d’informations auxquelles tu accèdes ou pas, à un certain moment. On peut penser qu’il y a pas mal d’artistes qui fonctionnent de cette façon, de manière consciente ou moins consciente, mais ce ne sont pas les seuls. Si tu penses au mathématicien franco-russe, Mikhaïl Gromov, lui, il parle de la création mathématique comme la percolation d’éléments d’information qui sont disponibles sur un autre espace. Lui, il y met aussi des éléments liés à la mécanique quantique, etc., mais, à mon avis, qui ont à voir avec l’information.

Ce numéro de Semaine accompagne l’exposition Grégory Jégado, galerie quatre, Arles, du 27 janvier au 5 mars 2016.

Semaine n°396, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Emmanuel Ropers
Parution vendredi 22.01.2016

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVIII, janvier-avril 2016, 18€ commander

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Semaine 02.16

Maude Maris, à claire-voie, Galerie de l’Étrave,Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains

Deuxième de la saison 2015-2016, l’exposition de Maude Maris à la Galerie de l’Etrave, à Thonon-les-Bains, est l’occasion d’aller à la découverte du travail d’une jeune artiste apparu sur la scène artistique depuis quelques années. Toute entière dévolue à la peinture et au dessin, sa démarche n’en appelle pas moins d’autres pratiques telles que la sculpture ou la photographie. De fait, Maude Maris y recourt pour concevoir ce qui constitue les motifs de ses tableaux élaborés à partir de toutes sortes d’éléments – moulés, fabriqués ou récupérés -, qu’elle met en scène dans un studio miniature pour en tirer une image photographique qu’elle retient pour modèle. Ses peintures s’offrent alors à voir comme des compositions mi-figurées, mi-abstraites, qui mêlent références au corps, au paysage ou à l’architecture.

Semaine n°395, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Philippe Piguet
Parution vendredi 15.01.2016

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVIII, janvier-avril 2016, 18€ commander

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Semaine 48.15

Walid Ghali, Aurore Guitry, Grégoire Lauvin, Lila Neutre, Émilie Perotto, Corine Robet,
Javiera Tejerina-Risso, Mezli Vega-Osorno, 
Doctorat Pratique et théorie
de la création artistique et littéraire

Il existe une recherche en art qui, passant aussi par une pratique de la pensée, s’accomplit et se produit officiellement dans les établissements publics d’enseignement supérieur, territoriaux ou nationaux, voués tout entiers à cette finalité. Il est vrai que la plupart des artistes hexagonaux, reconnus ou non, comme le rappellent régulièrement les revues spécialisées, ont été formés dans ces établissements.
Si cette recherche en art se développe dès le premier cycle pour trouver son épanouissement à la fin du second, plusieurs écoles ont décidé de mettre en place un troisième cycle où la recherche en art devient une recherche par l’art, où la méthodologie de la recherche en art peut ainsi se transposer dans d’autres champs de la recherche, où le processus de création d’une œuvre peut aller jusqu’à reposer la question même de la méthode à l’instar de la recherche scientifique. Cette méthodologie constitue un des fondements pédagogiques des écoles d’art : l’expérimentation qui rapproche la pratique artistique de la méthode scientifique avec, de manière plus ostentatoire, la liberté formelle absolue de la construction poétique.
C’est en ce sens que l’ESAAix, l’ENSP à Arles et AMU se sont logiquement retrouvées pour créer un doctorat « Pratique et théorie de la création artistique et littéraire » (l’un en son, l’autre en photographie) inédit dans l’univers de l’enseignement supérieur français. Ce doctorat se soutient par un ensemble cohérent et original de créations artistiques et sur un travail d’études et de réflexions de facture académique, mais de dimension plus réduite que les thèses actuellement réalisées en Lettres et en Arts, par exemple.
Il ouvre ainsi explicitement (et au bon moment) l’espace de la collaboration entre les écoles, leurs modes d’encadrement de la recherche par l’art et la recherche universitaire proprement dite.
Cette édition (qui accompagne une exposition) nous éclaire sur l’engagement et la vitalité des jeunes chercheurs inscrits dans ce doctorat. Des jeunes chercheurs qui, pour notre plus grand plaisir, mettent leur œuvre en chantier, avant inauguration.
Rémy Fenzy, directeur de l’ENSP, Arles ; Claude Pérez, directeur de l’École doctorale Langues, lettres et arts, Aix-Marseille Université ; Jean-Paul Ponthot, directeur de l’ESA d’Aix en Provence.

Semaine n°394, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Collectif
Parution vendredi 04.12.2015

Édition papier, 24 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,99 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVIII, janvier-avril 2016, 18€ commander

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Semaine 40.15

Mathieu Dufois, la Mémoire des images, Galerie de l’Étrave,Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains

Première de la saison 2015-2016, l’exposition que consacre la ville de Thonon-les-Bains à Mathieu Dufois à la Galerie de l’Étrave inaugure un nouveau cycle articulé autour de l’idée générale désignée par l’expression « des mondes à part ». Le fil conducteur de ce propos tient au soin particulier qu’ont certains artistes d’adosser leur œuvre à l’élaboration de territoires fictifs, mémoriels, virtuels ou tangibles, dans lesquels ils nous entraînent à l’expérience d’un ailleurs. Une façon d’évasion dans le temps et dans l’espace qui résonne le plus souvent comme une nécessité intérieure tant pour échapper aux contingences d’un quotidien sclérosant que pour interroger le principe même de création.

Semaine n°393, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Philippe Piguet
Parution vendredi 09.10.2015

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVIII, janvier-avril 2016, 18€ commander

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Semaine 36.15

Caroline Bosc et Jean-Sébastien Tacher, L’École de la nouvelle lune, Esox Lucius

Pour se rendre à l’exposition initiée par l’association Esox Lucius, il faut en premier lieu trouver le village de Varennes-sous-Dun, puis le corps de ferme couvert de vigne vierge et bordé d’hortensias. Là, vous distinguez des sons étranges. Dans la pénombre de la grange,
des lumières de fête foraine vous font de l’oeil. Les ampoules clignotent autour d’une gigantesque gueule ouverte ; celle d’un tigre en plâtre. Il rappelle la bouche qui ornait la façade de la taverne du boulevard de Clichy au début du xxe siècle, L’enfer. Elle marque la distinction entre deux mondes… « Don’t be a pussy » est-il inscrit en lettres gothiques sur les deux ventaux de la porte, entre les dents du fauve. Si on a fait plus engageant comme invitation, ce n’est pas non plus le sphinx de Thèbes. Ne soyez pas craintif alors, enjambez les dents de la bête, poussez les battants de l’entrée..

Semaine n°392, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Sophie Lapalu
Parution vendredi 11.09.2015

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVIII, janvier-avril 2016, 18€ commander

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Semaine 30.15

Pascal Pinaud, Sur la route
Frac Bretagne, Rennes

Sur la route, une exposition à caractère rétrospectif, met en jeu quatre-vingt pièces et plus d’une centaine de dessins. Elle cherche à rendre sensible la dynamique créatrice d’une œuvre qui se déploie depuis vingt-cinq ans. Pascal Pinaud (1964, Toulouse) cultive un champ élargi de la peinture. Il l’étend à la sculpture, à la photographie et à l’installation en passant par le recours à une grande variété de matériaux et de savoir-faire empruntés à la sphère domestique, artisanale ou industrielle. En articulant les activités d’un quotidien des plus communs à une pensée de la peinture des plus élaborées, il ouvre des horizons multiples et productifs.

Semaine n°391, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Dominique Abensour, entretien avec Pascal Pinaud
Parution vendredi 31.07.2015

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€

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Semaine 29.15

Jocelyn Robert, Interférences
Musée nomade 3, Musée des Beaux-Arts de Nantes

Muséum d’histoire naturelle, Maison régionale de l’Architecture des Pays de la Loire,
Passage Sainte-Croix, Temple du Goût.

Le musée des Beaux-Arts de Nantes s’associant à la saison québecoise Oupalaï a invité, sur une suggestion de Line Ouellet, directrice du musée national des Beaux-Arts du Québec, Jocelyn Robert (artiste et directeur de l’école des arts visuels de l’université Laval à Québec) à imaginer Musée nomade 3 à partir des collections de Nantes. Vidéaste, musicien, performer, Jocelyn Robert, « homme orchestre », a conçu son intervention, non comme un commissariat d’exposition, mais plutôt comme la création d’un dispositif composé à partir de ses propres œuvres et des différentes collections (Muséum, musée des Beaux-Arts du Québec, musée des Beaux-Arts de Nantes). Prenant pour fil rouge le thème de l’interférence, Jocelyn Robert réalise quatre installations faisant écho aux différents lieux où il installe des œuvres : le corps au Passage Sainte-Croix, le regard au Temple du Goût, l’espace à la maison régionale de l’Architecture et le statut de l’œuvre au Muséum. Dans chacune des installations, les œuvres prennent des sens nouveaux, démultipliant ainsi les interprétations, invitant le visiteur à de nouvelles expériences. En le mettant au cœur de son travail, Jocelyn Robert invite celui qui regarde à ne pas prendre l’histoire de l’art et des formes comme seules références pour la lecture des œuvres, mais à participer et à vivre ses propositions. Blandine Chavanne

Semaine n°390, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Blandine Chavanne, Alice Fleury
Parution vendredi 24.07.2015

Édition papier, 32 pages, 6 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€

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Semaine 28.15

Céleste Boursier-Mougenot, i0
Église Saint-Honorat des Alyscamps, Arles.

L’association Asphodèle organise, chaque année, des expositions in situ, hors du lieu qu’elle occupe habituellement. Ainsi, en juillet 2013, on pouvait voir dans l’église Saint-Honorat des Alyscamps, à Arles, une œuvre lumineuse de l’artiste Ann Veronica Janssens. Au cours de l’été 2015, pendant le mois de juillet, c’est une œuvre de Céleste Boursier-Mougenot qui est installée dans ce même lieu, mais à la lumière succède une œuvre sonore créée par l’artiste, certes « sans parole ni musique ». Cette œuvre transmet en direct le rendu acoustique d’une onde en provenance de l’univers, autrement dit, ici et maintenant, une mise en musique du temps et de l’espace. Cette œuvre intitulée i0 est une création originale et inédite pour Asphodèle. Dans la galerie Espace pour l’art est présentée persistances (2014). Un euphonium présenté au milieu de la pièce sécrète une mousse en mouvement, évoluant au rythme des bruits et du silence environnant.

Semaine n°389, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteurs : Cécile Viguier, Frédérique Aït-Touati
Parution vendredi 17.07.2015

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€

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Semaine 22.15

SO3
Art, biologie + (al)chimie
Art, biology + (Al)Chem(istr)y
Espace multimédia gantner, Bourogne

Entre art, biologie et (al)chimie, ce triptyque d’œuvres infectieuses encourage des expériences affectueuses avec nos douces moitiés biologiques habituellement méprisées : des virus, bactéries et plasmides deviennent des significant others (SO), comme l’anglais désigne nos compagnons de vie, à la lumière de la science actuelle qui s’intéresse de plus en plus au microbiote, aux bienfaits des virus bactériophages, ou encore aux bactéries décontaminantes. Trois artistes, trois formules expérimentales, pour mettre en scène ces acteurs du vivant : Tagny Duff réalise des tatouages littéralement viraux sur des échantillons de peau. Paul Vanouse a recours à des plasmides bactériens pour traficoter des portraits d’ADN qui laissent apparaître d’autres identités. Et Adam Brown produit de l’or grâce à des bactéries extrêmophiles – la pierre philosophale serait-elle trouvée ? [Jens Hauser]

Semaine n°387, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Jens Hauser
Parution vendredi 05.06.2015

Édition papier, 16 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique à paraître, 1,79 €
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€

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Semaine 21.15

Up to date
Musée d’art de Toulon

La locution anglaise « up to date » désigne ce qui a cours actuellement, qui est au fait, actualisé, à jour… Elle désigne aussi, désormais, cette exposition au Musée d’Art dont l’objet est de réunir une partie des travaux réalisés par de jeunes artistes récemment diplômés de l’École Supérieure d’Art et de Design Toulon Provence Méditerranée : Jean-Loup Faurat, Aéla Giacomi, Nassima Lallali, Sarah Miller, Samuel Payet, Axelle Rossini, Elvia Teotski et Floryan Varennes. Sur le carton d’invitation et l’affiche, l’intitulé est accompagné d’un schéma qui illustre une méthode de localisation astronomique appelée « système de coordonnées équatoriales horaires », relevant du temps sidéral et non du temps solaire, dont les valeurs sont indépendantes de la position de l’observateur et qui prend pour base la projection de l’équateur de la Terre sur la voûte céleste.

Semaine n°385, revue hebdomadaire pour l’art contemporain
Auteur : Jean-Marc Avrilla, Edouard Monnet, Ian Simms
Parution vendredi 29.05.2015

Édition papier, 32 pages, 4 € COMMANDER
Édition numérique, 1,79 € COMMANDER
Disponible également dans Semaine volume XVII, à paraître en septembre 2015, 18€