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Stéphane Bordarier, 65 tableaux

Descriptif 

: 16,5 x 22 cm, 128 pages, relié.
Auteurs : entretien et conversation entre Stéphane Bordarier et Erik Verhagen.
Parution en novembre 2017.
Isbn : 978-2-35864-109-8.
Prix public : 26€.

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Le temps du travail pictural est fait du déroulement de l’action de peindre et de la réflexion qui l’accompagne et la suit. Je me laisse volontiers —et même je recherche cela— emporter par le mouvement d’une « suite » de peintures : c’est seulement ainsi que quelque chose d’inattendu, de non pensé, peut advenir et permettre d’avancer. Il s’agit d’en arriver au moment où on ne sait même plus que l’on est en train de faire un tableau, que l’acte se détache et, dans sa relative autonomie, laisse passer. Air connu, dont il faut se méfier de l’aspect transcendant. Bien sûr, ce non pensé doit être, ensuite, pensé ! Il affronte alors l’époque, l’histoire de la peinture et la philosophie, les productions d’autres artistes. Plus la confrontation est sévère et plus la position que je viens d’élaborer dans les tableaux peut être perçue pour ce qu’elle est. Ce qui est certainement plus intéressant encore, c’est que c’est dans l’acte même de peindre-en-dehors-du-tableau que se situe, de manière totalement inconsciente une partie de cette réflexion, et certainement la plus pointue, celle qui remet le plus de choses en question. Stéphane Bordarier, extrait de l’entretien avec Erik Verhagen

Mise en page 1

Album, Françoise et Dominique Dupuy

Descriptif 

: 20 x 26 cm, 192 pages, broché.
Auteurs : N+N Corsino, Eugenia Casini Ropa.
Parution en octobre 2017.
Isbn : 978-2-35864-102-9.
Prix public : 28€.

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Quatrième de couverture :
Même en images, on est loin d’un récit de vie.
Des dates, oui, mais en ordre dispersé.
Un parcours, oui, mais en éclats, l’étincelle des œuvres provoquant l’entrechoc des ans.
Dislocation, qui crée le lieu d’émergence d’une sorte de danse des images. Rien d’autre que ceux qui dansent, et leur profond silence, pris sur le vif, comme en flagrant délit ou à l’arrêt, comme pris en considération.
Les mots, sans venir sus aux images, viennent après, en sus ; ils n’expliquent rien, font une sorte de constat, n’ayant peut-être rien à imposer, et c’est bien ainsi.
Images et mots qui semblent tout simplement dire :
« vous dansiez, j’en suis fort aise, eh bien, dansons maintenant. »
Françoise et Dominique Dupuy

La danse de Françoise et Dominique Dupuy incarne « l’humaine présence au monde » (Françoise Dupuy). Cet Album est construit sur la recherche d’une telle quintessence au monde de ce couple de danseurs dont le travail traverse un demi-siècle depuis les années 1950. L’ouvrage partage une écriture de la danse par l’image photographique. N+N Corsino, concepteurs de l’ouvrage, retiennent avec minutie certains portraits en action de Françoise et Dominique Dupuy, certains moments volés de répétition ou de pause. Françoise et Dominique Dupuy sont tous deux danseurs, chorégraphes et pédagogues. Pionniers et témoins de la naissance de la danse moderne en France dans les années 1950 et les décennies suivantes, ils ont signé, chacun ou ensemble, en tout une cinquantaine de ballets.

 

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Paul Armand Gette [collection Maison Bernard, Fonds de dotation. N01]

Descriptif 

: 15 x 21 cm, 92 pages, broché.
Auteurs : Lydie Rekow-Fond, entretien de Paul Armand Gette par Isabelle Bernard.
Parution en septembre 2017.
Isbn : 978-2-35864-103-6.
Prix public : 22€.

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«Il fallait bien en arriver là !». En écrivant ces quelques mots, Paul Armand Gette résume bien son aventure avec la Maison Bernard, aventure qui mûrit depuis de nombreuses années. En 1990, il inaugure la galerie Pierre Bernard à Nice avec une exposition dont il «rêvait depuis longtemps» puis vient visiter la maison construite par Antti Lovag à Théoule-sur-Mer. Les années passent, Pierre Bernard et Antti Lovag disparaissent, la maison passe aux mains de la génération suivante et se transforme avec, entre autres, la création d’une résidence d’artiste.
Le choix de Paul Armand Gette comme premier artiste pour intervenir dans la maison s‘inscrit dans une continuité, une façon de poursuivre avec l’esprit du lieu. Les trois hommes ont en commun le goût de la liberté, cette certitude que tout est possible qui les incite à s’affranchir des normes et à transgresser les préjugés pour explorer des territoires nouveaux, qu’il s’agisse du comment habiter un espace domestique ? et du que regardons-nous ? De plus Antti Lovag et Paul Armand Gette, qui aiment flirter avec la provocation, revendiquent le bricolage comme méthode pour jouer à leur façon avec l’architecture et l’art, qui leur permet « mine de rien », avec une forme de détachement où se conjuguent discrétion et légèreté, de créer une oeuvre. L’un et l’autre encore combattent les hiérarchies arbitraires. Isabelle Bernard

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Brigitte Bauer, Haus Hof Land

Descriptif 

: 21 x 21 cm, 72 pages, relié.
Parution en juillet 2017.
Isbn : 978-2-35864-107-4.
Prix public : 25€.

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Les images de Brigitte Bauer n’ont d’autre artifice que l’intention. Et un cadre dont elle a seule le secret. Il semble constamment s’en échapper des émotions, des histoires, des non-dits, des révélations et parfois l’aspiration vers un ailleurs indéfini. Après le livre D’Allemagne publié en 2003, ce nouvel ensemble de photographies inédites est proposé sous le titre de Haus Hof Land (Maison Ferme Pays). Cela pourrait sembler plus intime et plus personnel. Il n’en est rien. Au contraire. La distance croît. La pudeur se développe. Et le détachement laisse toute la place au spectateur qui peut y lire, voir découvrir, son propre parcours. Le regard tient lieu de révélation. Des images suspendues sans être immobiles, pleines de souffle et de respirations, émergent ces émotions étranges et parfois âpres que ressentent les déracinés. L’amour et l’inquiétude, le détachement et l’attachement, le regard critique et la tendresse inconditionnelle, le lien avec l’enfance qui se fait différemment, indissociable d’un lieu, d’odeurs, de saveurs, de couleurs que nous avons quittées, qui ne nous appartiennent plus mais qui ont fait ce que nous sommes. Impossible de ne pas constamment se sentir sur un fil, tiraillés entre ce qui est du passé et les choix d’avenir qui nous ont mené ailleurs, entre souvenirs impalpables mais omniprésents, lointains et proches.. Annakarin Quinto

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WOLFGANG GÄFGEN ZEICHNUNGEN, DESSINS

Auteurs :  Nils Büttner, Olivier Kaeppelin, Clemens Ottnad.
Descriptif 

: 25,5 x 28 cm, 248 pages, relié.
Langues : français – allemand.
Parution en mai 2017.
Isbn : 978-2-35864-104-3.
Prix public : 44€.

Coédition Arnoldsche Art publishers
Olgastraße 137, D – 70180 Stuttgart.
www.arnoldsche.com

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L’œuvre graphique de Wolfgang Gäfgen (né en 1936 à Hambourg) traverse plus de cinquante années de travail. Dès ses débuts, Wolfgang Gäfgen réunit des capacités d’observation très précises et une virtuosité du dessin exemplaire. Son sens de la surface transforme les objets quotidiens en sujets incroyablement précieux. Détachés de leur fonction originelle, ces objets développent leur propre vie sur un mode ironique et insensé. Cet ouvrage reproduit une somme de dessins qui constituent, avec l’œuvre graphique et les photographies de Gäfgen, une part fondamentale de son œuvre. Wolfgang Gäfgen s’installe à Paris en 1961 après des études à Hambourg et à Stuttgart. En 1977 il participe à la documenta 6 avec un ensemble de dessins. De 1983 à 2002, il enseigne à l’académie d’art et de design de Stuttgart.

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Offre éditeur : remise de 50% sur la collection des publications d’Analogues

Afin d’enrichir votre bibliothèque, afin de contribuer à la connaissance des artistes et à la diffusion de leur œuvre, afin de soutenir notre travail éditorial et de nous permettre de continuer à assurer de bonnes conditions de parution, nous vous proposons une remise forfaitaire de plus de 50% pour l’achat d’une collection de l’ensemble des publications d’Analogues, de Miracle de Jean-Charles Blais paru en 2004 à Lacune féconde de Marc Johnson paru en 2017, soit 68 titres conçus avec chacun des artistes édités, ainsi que 400 numéros de Semaine (dans la limite des stocks disponibles), pour un coût total de 1200 euros ttc, frais de port inclus pour les envois en France. Consulter ou télécharger le catalogue général des publications d’Analogues concernées par cette offre en cliquant sur ce lien.

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Marc Johnson, Lacune Féconde

Auteurs :  Éric Crubézy, Rozenn Colleter & Paul-Anthelme Adèle, Stefan Lorenz Sorgner, Valérie Knochel-Abecassis & Marc Johnson.
Descriptif 

: 17 x 24,5 cm, 144 pages, broché.
Langues : français – anglais.
Conception graphique : Baldinger Vu-Huu
Parution en janvier 2017.
Isbn : 978-2-35864-098-5.
Prix public : 28€.

Coédition La Maréchalerie – centre d’art contemporain, École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles. Avec le soutien de LVMH et de mécènes privés ; et en partenariat avec l’Inrap.

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Art, archéologie, génétique : le transhumanisme est-il l’idée la plus dangereuse au monde ?

Marc Johnson, plasticien, architecte et cinéaste est à l’image du philosophe et de l’épistémologue : un chercheur en quête constante de connaissance et de compréhension du monde. Conçue en livre d’artiste, la publication témoigne de ce processus de travail et de son ambition d’interroger des enjeux contemporains fondamentaux : ceux du développement et de l’avenir de l’humanité. Plus d’une année de recherche consacrée à l’archéologie durant laquelle l’artiste explore cette discipline avec le soutien de l’Inrap. Une science qui, par le croisement de ses recherches avec les compétences des disciplines les plus avancées, la génétique en particulier, se prononce sur l’histoire de l’être humain, interroge son présent, voire anticipe son avenir. C’est ce que démontrent, à travers leurs propres expériences, les spécialistes invités par Marc Johnson à intervenir dans ce livre. Les recherches des anthropologues Rozenn Colleter en collaboration avec Paul-Anthelme Adèle, juriste, et Éric Crubézy, illustrent l’impact contemporain de l’analyse des vestiges du passé. Celle du philosophe, Stefan Lorenz Sorgner, étudie l’évolution de l’espèce humaine. Après avoir analysé les mouvements posthumaniste et transhumaniste, il avance l’hypothèse d’une « métahumanité ». En présentant ces textes aux côtés d’une sélection d’images de fouilles archéologiques issues du fonds iconographique de l’Inrap, de celles de l’installation in situ que l’artiste a réalisée à La Maréchalerie, Marc Johnson réalise une forme originale élaborée en séquences, pensée à l’image d’un objet de recherche. Il y raconte une histoire qui nous concerne, l’histoire de l’humanité, la nôtre. Avec lucidité, il offre l’opportunité de nous questionner sur notre place dans la finalité qui nous caractérise. [Valérie Knochel-Abecassis]

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Crédit photo : Toan Vu-Huu

Note : L’ouvrage est la métaphore d’une fouille archéologique en cours d’exploration. Le blanc de la page (lacune) est le territoire inexploré. Les blocs de textes représentent les archéologues au travail (le chantier de fouilles). L’inexploré (le blanc de la page) se transforme à mesure que la lecture (la fouille) progresse. Finalement, la fouille (la lecture) révèle un vestige (une photographie) en place et lieu du territoire inexploré de départ. Ce mouvement dans les profondeurs stratigraphiques de la terre (le volume du livre) se développe tel un storyboard dans lequel un double récit apparaît (celui des textes et celui des images). Celivre d’artiste est un jeu de pistes construit et enrichit de tonalités affectives. Il se structure au sein d’un montage composé de cinq parties (quarante-huit images issues de l’iconothèque de l’Institut national de recherches archéologiques préventives). Cet assemblage résonne à proximité de trois essais et d’un entretien qui rythment le montage d’une polyglossie. [Marc Johnson]

Marc Johnson est artiste plasticien, cinéaste et architecte habilité à la maîtrise d’œuvre en son nom propre (HMONP). Il est l’auteur du court-métrage YúYú avec lequel il remporte le prix du meilleur courtmétrage au festival international du film Las Palmas de Gran Canaria en Espagne en 2016. Lauréat du prix LVMH des jeunes créateurs en 2009, il présente ses réalisations à Sundance aux États-Unis en 2016, à la Biennale de Moscou en Russie en 2016, à Arc en rêve, centre d’architecture à Bordeaux en France en 2016, à la Berlinale Shorts en Allemagne en 2015, et au Jeu de Paume à Paris en France en 2014. Il a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais, au Hunter College of Art à New York et à l’académie des Arts de Hangzhou en Chine.

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L’Abeille de Déméter, Une comédie antique de Raphaëlle Paupert-Borne

Auteurs : Vincent Delecroix, Barbara Satre, Jean-François Neplaz.
Descriptif 

: 15 x 21,5 cm, 96 pages, relié.
DVD / 2 films
Langue : français.
Parution décembre 2016.
Isbn : 978-2-35864-101-2.
Prix public : 22€.

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Samedi 4 février à 15h au Frac Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Marseille, projections et discussion autour de L’Abeille de Déméter avec Raphäelle Paupert-Borne, Jean-François Neplaz et Barbara Satre. + d’informations

Raphaëlle Paupert-Borne réalise ici un film joyeux tourné à La Ciotat, une comédie antique intitulée L’Abeille de Déméter, suivi d’Alger-Constantine, trace et commentaire d’un carnet de dessin réalisé en Algérie pour l’exposition « Made in Algeria » du Mucem à Marseille, en 2015. Est également paru en 2012 Marguerite et le dragon, un film réalisé par Jean Laube et Raphaëlle Paupert-Borne. « Une mère perd sa fille. Ce que Marguerite et le dragon disait, L’Abeille de Déméter le dit encore. Ou plutôt : ne le dit pas, mais cherche à le dire, à le faire dire, à le montrer, à le peindre » écrit aujourd’hui Vincent Delecroix en ouverture de ce nouveau livre. L’Abeille de Déméter « est cet espace d’espace et de temps dans lequel on joue à la vie et à la mort, déguisé en dieux et sans que cela trompe qui que ce soit. » [Vincent Delecroix] Les peintures, les dessins et les films de Raphaëlle Paupert-Borne ont en commun le cadrage, la scène, l’action tout autant que l’inactivité, le temps perdu ou suspendu, la recherche et l’errance.

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L’Abeille de Déméter, Synopsis
Parce qu’elle est inconsolable, Déméter erre à la recherche de sa fille Perséphone. Éternellement les dieux olympiens festoient et se baignent, Perséphone ne cesse d’être enlevée et les jeunes filles de s’enfuir. Zeus construit les correspondances du temps. À chaque carrefour, des directions se dessinent, des humains se rencontrent, une pensée erratique se construit pour une consolation.

Raphaëlle Paupert-Borne est née à Lyon en 1969. Elle vit à Marseille où son travail est représenté par la galerie Béa-Ba.

Cet ouvrage a été publié avec le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône
et avec le précieux concours des souscripteurs et de Film flamme.

Extrait En fait de pensée (et ce qui la fonde… Et ce qui l’ouvre à être reçue par tout un chacun qui accepte de s’ouvrir…) Vincent Delecroix a déjà posé quelques solides repères dans ce « petit livre jaune » auquel il faudrait d’abord renvoyer quand il s’agit de situer ton oeuvre. Et voir qu’il s’agit là presque d’un manifeste artistique.
Ce qui confirme qu’avec toi on court toujours le risque d’être « à côté » (un « manifeste » ?! À notre époque !!!) … Il en parle d’ailleurs largement de ce décadrage. Justement… Justement.
Bien sûr, il écrit de peinture. Dans ce temps où le cinéma (dans ce pays) ratiocine et bégaye son histoire, il use à son tour de cet « à côté » qui fonde ta propre pertinence.
Donc, au lieu d’écrire je te propose de lire et relire… Et de poser éventuellement le calque de cette lecture sur ton cinéma.
Eh !… ton cinéma n’est pas un signe de propriété évidemment ! ton cinéma, est aussi fait de pillages et appelle au pillage. C’est la première liberté qui nous permet de nous y sentir bien. Une profanation originelle qui rend une oeuvre par là « habitable ».
Tous ces voyages, ces bribes d’histoires, la tragédie même, la mort qui rôde, le destin, la joie de vivre en deviennent familiers (font partie « des proches », comme on dit). C’est ce que j’entends quand Vincent écrit que ton travail « est au lieu où la vie se montre, où la vie déjoue l’invisible »… C’est curieusement au terme de son texte de peinture, le seul moment où il parle directement de cinéma.
« Que filme-t-elle, si ce n’est précisément la vie formidablement et sereinement vivante, c’est-à-dire menacée ou même condamnée ? »… Jean-François Neplaz

L’Abeille de Déméter a été présenté en avant-première en présence de l’artiste vendredi 2 décembre à 20h au Polygone étoilé, 1 rue François Massabo, Marseille, dans le cadre de la Semaine Asymétrique.

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Parages, Guillaume Robert

Auteurs : collectif.
Descriptif 

: 20,4 x 24 cm, 336 pages, broché.
Langue : français-anglais.
Parution septembre 2016.
Isbn : 978-2-35864-093-0.
Prix public : 32€.

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Un parage désigne initialement une aire maritime qui borde une côte. Une aire où l’on fraie jusqu’à l’accostage. La voie, privée de balises, reste à ouvrir, incertaine. Le parage est illisible, il demeure en suspens du geste cartographique. Ses abords s’expérimentent, le rivage est possible. Cependant, dans son acception courante, le parage se tient à portée de main. Les parages composent un cercle de proximité, ils existent là, tout autour de soi, de proches horizons.

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Entre monographie et livre d’artiste, Parages déploie en sept chapitres la pratique de vidéaste et de plasticien de Guillaume Robert. Sept chapitres, sept formes qui maintiennent vivace le mouvement d’oscillation entre la proximité et la distance, instillant l’étrangeté dans la proximité, familiarisant le lointain. Chaque chapitre s’approprie une aire, accoste un contexte, aborde l’autre, ouvre un processus spécifique d’exploration. Ces processus prennent la forme de scénarios en acte et en mouvement, des scénarios ouverts au pilotage à vue, à la saisie de l’occasion. Ce n’est alors pas tant les médiums qui définissent une singularité de la pratique de Guillaume Robert que ce rapport spécifique, quasi narratif, au processus de production. Il en résulte des expériences réflexives, poétiques et parfois purement sensitives, constituant des territoires à la croisée des champs (littérature, cinéma, science, géopolitique, histoire de l’art…). Pour quatre chapitres, il fait appel à des artistes qui œuvrent à proximité de ses parages. Louise Hervé & Chloé Maillet, Rémy Héritier, Marcelline Delbecq et Jean-Xavier Renaud contribuent, depuis leur propre pratique, à éclairer un des projets ici exposés. Ces invitations sont pour Guillaume Robert une façon de comprendre la place de son travail dans le champ de la création contemporaine. Une façon également de redoubler sa méthodologie qui inaugure des espaces de coopération. Garagiste, géophysicien, danseuse, forgeron, éclairagiste, musicien, peintre, frère, actrice, apiculteur, performeur, berger sont autant de figures, de rencontres, de savoir-faire qui suscitent les aires qu’il modèle et sillonne.

Coédition galerie Françoise Besson avec le concours du Centre national des arts plastiques, Région Limousin, Centre Régional du Livre Limousin – Association de Coopération pour le Livre, association Mamie Küsters, Centre d’art contemporain MAGP, Centre international de l’art et du paysage de l’île de Vassivière, Maison Salvan, Centre de la photographie d’Île-de-France.

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Glenn Brown

Coédition Fondation Vincent van Gogh Arles.
Auteurs : Glenn Brown, Bice Curiger, Judicaël Lavrador.
Descriptif 

: 24,5 x 31 cm, 96 pages.
Langue : français-anglais.
Parution mai 2016.
Isbn : 978-2-35864-092-3.
Prix public : 26€.

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Artiste contemporain britannique des plus singuliers, Glenn Brown puise son inspiration dans l’histoire de l’art, qu’il revisite et réinterprète de manière inédite. Ce catalogue, consacré non seulement à ses peintures mais aussi à ses sculptures et ses dessins, entend montrer tout le génie de cet artiste, acteur du renouveau de la peinture contemporaine.

Sorti diplômé de la célèbre école londonienne Goldsmiths College en 1992, Glenn Brown, né en 1966, avance à contre-courant. La peinture, figurative de surcroît, est à cette époque le parent pauvre des médiums artistiques. Alors que ses contemporains se demandent « Pourquoi prendre la peine de peindre ? », Glenn Brown entend faire du pinceau des maîtres anciens, tel Vincent van Gogh, le sujet de ses peintures.
La Fondation Vincent van Gogh Arles met l’artiste à l’honneur en lui consacrant une rétrospective majeure, réunissant près d’une trentaine d’œuvres. L’événement est de taille, non seulement car la dernière rétrospective sur son œuvre, en France, remonte à l’année 2000 mais aussi car sont réunis les trois médiums : peinture, sculpture et dessin.
Depuis 2013, Glenn Brown pense le dessin comme une expression artistique autonome et dont la surface est recouverte par un ensemble de taches et de lignes sinueuses qui s’enchevêtrent et se répondent. En outre, ses dessins entretiennent un rapport thématique et viscéral avec ses peintures et ses sculptures. Ces dernières arborent des coups de pinceau affranchis de la surface plane de ses peintures pour constituer un agglomérat condensé, bariolé, sur une base en bronze. Les trois nouvelles sculptures conçues pour l’exposition « Suffer Well » peuvent être perçues comme des traductions, en trois dimensions, de la touche de Frank Auerbach et de la chromie, trompeuse et vieillie, des reproductions des œuvres de Vincent van Gogh. L’une d’elle, Champ d’iris près d’Arles, peinte par Van Gogh en 1888 et présentée dans l’autre exposition, a fourni la palette chromatique à l’œuvre sculpturale The Flowers of Arles de 2016. Cette profusion de matière tactile dialogue avec des toiles sans relief qui donnent, elles aussi, l’impression d’un jeu de textures et de masses visuelles fiévreuses.
C’est ainsi que l’art de Glenn Brown nous dévoile la force subjective de ses traductions des reproductions d’œuvres de maîtres anciens, de l’atomisation de la peinture ainsi que de l’inépuisable inventivité de sa pratique qui s’approprie les styles et les couleurs des dessins et des peintures classiques. Il émane de ses œuvres – dessins et peintures confondues – une réalité plurielle, floue et flottante où l’ambiguïté visuelle évoque celle propre à notre époque numérique.
À l’image du titre de l’exposition, qui emprunte son nom à une chanson du groupe Depeche Mode ainsi qu’à l’une des peintures présentes dont le motif s’est construit à partir de la célèbre toile de Van Gogh Crâne de squelette fumant une cigarette (1885-1886), la pratique de Glenn Brown se nourrit d’un entrelacs de références « dissonants », du baroque au réalisme allemand, de la musique new wave au genre de l’horreur, en passant, bien entendu, par les œuvres de Van Gogh, qu’il regarde et examine avec la précision d’un orfèvre.
[Bice Curiger, commissaire de l’exposition]

Exposition Glenn Brown, « Suffer Well », Fondation Vincent van Gogh Arles, du 14 mai au 11 septembre 2016.

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Suzanne Hetzel, 7 saisons en Camargue

Auteur : Suzanne Hetzel.
Descriptif 

: 22,5 x 32 cm, 160 pages, broché.
Langues : français.
Graphisme : Vincent Perrottet.
Parution mars 2016.
Isbn : 978-2-35864-088-6.
Prix public : 22€.

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Cahier de récits et de photographies proposant un regard sur le paysage, l’image et le territoire.

7 saisons en Camargue s’appuie sur des rencontres avec des personnes qui habitent ce territoire pour aboutir à la production de photographies, de collectes de récits et d’objets, enrichies de documents d’archives et de photographies anciennes. Cette publication – une forme de cahier – réunit des observations personnelles, des histoires rapportées par des personnes rencontrées, des pensées ou même des conversations de marché. Il y est question de la gestion des eaux des salins, de la photographie, d’un boucher chevalin, de la Montagne des Cordes, de Ernst Jünger, de Toni Grand, de la tauromachie, et de bien d’autres choses tout aussi attachée au territoire de la Camargue.

«7 saisons en Camargue ont été nécessaires pour voir, écrire et entendre des personnes, des histoires et des choses indissociables de cet espace. Jugeant l’organisation chronologique des notes et des images trop centrée sur ma présence, j’ai regardé du côté de la cosmologie chinoise traditionnelle pour une classification en cinq éléments : eau, bois, terre, métal et feu. Néanmoins, il m’a semblé indispensable en ce pays de vent de considérer l’air comme un élément à part entière comme l’ont fait les philosophes grecs. Mais que faire du Far West, de la bête du Vaccarès ou d’un tremblement d’ailes de libellule ? Dans la difficulté d’associer toutes les présences à des éléments, j’ai emprunté à la vision indienne la notion de vide, qui est associée à l’éther et à l’espace. À chaque élément sa saison, sa couleur et ses relais.» Suzanne Hetzel

Publié grâce aux nombreux souscripteurs que nous remercions chaleureusement.

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La cellule (Becquemin&Sagot)

Auteur : Marie de Brugerolle.
Descriptif 

: 19 x 26 cm, 100 pages, broché + leporello.
Langues : français – anglais.
Graphisme : Fanette Mellier.
Parution mars 2016.
Isbn : 978-2-35864-086-2.
Prix public : 22€.

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La cellule (Becquemin&Sagot) est une entité formée de deux individus. Deux artistes, Stéphanie Sagot et Emmanuelle Becquemin, explorent le désir dans notre société post-industrielle, post-humaine, entre globalisation et développement durable, dans cette « glocalisation » qui fabrique de nouveaux objets, de nouvelles tentations et de nouvelles perversions. Infiltrées au sein de plusieurs territoires, Stéphanie Sagot et Emmanuelle Becquemin « ré-enchantent » le monde qui n’est plus, pour elles, qu’un décor où la fête semble une boucle infinie. La cellule (Becquemin&Sagot) est un faux couple de fausses jumelles qui jouent les doublures du réel afin d’en faire miroiter les faux-semblants. Elles se servent des modes opératoires de l’art et de son petit monde pour voyager, détourner les codes habituels et fabriquer de l’art là où on ne croit pas en voir. Faire voir sous un nouvel angle, c’est cela la séduction, dévier et changer le cap tout tracé, faire des pas de côté pour envisager le monde de manière critique. En dehors de la jouissance, au-delà de la satisfaction rapide, leurs oeuvres sont des os sous des enrobages de guimauve.
[Marie de Brugerolle, extrait]

Publié avec le soutien de Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Chapelle Saint-Jacques centre d’art contemporain, Caza d’Oro, Le musée Calbet, L’Alliance française de Rio, Alexander and Olga Kamenets – Cultural fund of Alexander and Olga Kamenets – kamenets.org, Philippe Faur.

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Giorgio Griffa

Auteurs : Bice Curiger, Giorgio Griffa, Francesco Manacorda
Descriptif 

: 24,5 x 31 cm, 72 pages.
Langue : français-anglais.
Parution février 2016.
Isbn : 978-2-35864-085-5.
Prix public : 24€.

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L’art de l’artiste italien Giorgio Griffa s’est développé sans bruit, avec une remarquable cohérence, en marge des mouvements artistiques majeurs animant communément les discussions. Et pourtant, au début de sa carrière dans les années 1960 et 1970, Griffa s’associa aux représentants de l’Arte povera aux côtés desquels il a fréquemment exposé. Par ailleurs, sa peinture « minimaliste » présenta en France des affinités avec le groupe Supports/Surfaces.
Élégantes, nues, non tendues, les toiles de Giorgio Griffa sont couvertes de lignes horizontales et déploient des nombres d’or dans un minimalisme gracieux et chaud. Une mélodie, un rythme, un vers de poésie, les signes peints en demi-teintes traduisent un certain lyrisme, que l’on retrouve également dans les poèmes de l’artiste.
Les toiles de Griffa recouvertes de peinture acrylique aux tons pastel, dont il dit qu’elles sont réalisées « par le pinceau, par ma main, la peinture, ma concentration, etc. », attestent du regard qu’il porte sur les artistes plus anciens, de son « ressenti à l’égard de la mémoire séculaire de la peinture ». Son exposition à la Fondation Vincent van Gogh Arles sous la direction artistique de Bice Curiger et ce catalogue présentent des travaux anciens et nouveaux, ainsi qu’un hommage stupéfiant à La Nuit étoilée de Vincent van Gogh (1889), intitulé Canone aureo 705 (VVG), 2015.

Exposition Giorgio Griffa, Fondation Vincent van Gogh Arles, du 13 février au 24 avril 2016.